« Mon père ne fut pas un opportuniste conscient, il croyait à l’autorité. Il respectait l’État. Il croyait à l’État quel qu’il fût. Je n’aimais pas l’autorité, je détestais l’État, je ne croyais pas à l’État, quel qu’il fût. Pour lui, dès qu’un parti prenait le pouvoir, il avait raison. C’est ainsi qu’il fut garde de fer, démocrate franc-maçon, nationaliste, stalinien. Toute opposition avait tort pour lui. Pour moi, toute opposition avait raison. »
Quelques œuvres en pixel art faire penser une deuxième fois au séjour d'Eugène Ionesco à Saint-Gall dans les années 1980, où il assimila ses angoisses par la peinture.
« Je ne sais pas très bien si je rêve ou si je me souviens, si j’ai vécu ma vie ou si je l’ai rêvée. Le souvenir, autant que le rêve, me fait profondément ressentir l’irréalité, l’évanescence du monde, image fugitive dans l’eau mouvante, fumée colorée. »
Alors que, vers la fin de mon adolescence et en tant que jeune adulte, je considérais avec respect et appréciation certaines figures politiques de cette époque, Eugène Ionesco, à la même époque et jusqu'à la fin de sa vie, exprimait une vision extrêmement négative de la politique et de l'État. Jusqu'au tournant du siècle, j'aurais probablement été en désaccord avec ses propos.
Eugène Ionesco s'est exprimé dans Le Figaro le 29 octobre 1973 sous le titre « Israël et plus loin ». Ces remarques ont ensuite été incluses dans le recueil d'essais « Antidotes ». L'attitude et l'opinion d'Ionesco envers Israël deviennent claires. De plus, avec le thème de la spiritualité, il aborde un sujet qui mérite peut-être quelques nuances supplémentaires dans la réflexion actuelle.